art-moderneEgon Schiele : Two Girls on a Fringed Blanket (1911)
Tu sais que tu es un être humain. Est-ce que tu le sais ou l'ignore ? Ce sourire, il n'est qu'à toi Ce tourment, il n'est qu'à toi Ces yeux : personne d'autre ne les a. Demain, tu seras parti. Demain, sur cette terre bénie. D'autres courront et riront D'autres ressentiront et aimeront Les bon comme les mauvais, mon ami. Aujourd'hui, le monde t'appartient : Forêts et collines, profondes vallées Il est si urgent de vivre, dépêche-toi ! Il est si urgent d'aimer, dépêche-toi ! Parce que sur cette terre, tu es un être humain Et que tu le veuilles ou non Ce sourire, il n'est qu'à toi Ce tourment, il n'est qu'à toi Et ces yeux, personne d'autre ne les a. Vassyl Andriïovytch Symonenko (en ukrainien : Василь Андрійович Симоненко), né le 8 janvier 1935 et mort le 13 décembre 1963, était un poète, journaliste et dissident ukrainien. (wikipedia)
Vasyl Symonenko : Tu sais que tu es un être humain
art-modernePablo Picasso : Autoportrait « Yo » (1900)
art-contemporainRose Wylie : Afghan Horse (2009)
I listen as recorded Bach Restates the rhythms of a loch. Through blends of dusk and dragonflies A music settles on my eyes Until I hear the living moors, Sunk stones and shadowed conifers, And what I hear is what I see, A summer night's divinity. And I am not administered Tonight, but feel my life transferred Beyond the realm of where I am Into a personal extreme, As on my wrist, my eager pulse Counts out the blood of someone else. Mist-moving trees proclaim a sense Of sight without intelligence; The intellects of water teach A truth that's physical and rich. I nourish nothing with the stars, With minerals, as I disperse, A scattering of quavered wash As light against the wind as ash J’écoute Bach, tel qu’il est enregistré, Restituer les rythmes d’un loch. À travers un mélange de crépuscule et de libellules, Une musique se pose sur mes yeux, Jusqu’à ce que j’entende les landes vivantes, Les pierres immergées et les conifères dans l’ombre ; Et ce que j’entends, c’est ce que je vois : Une divinité d’une nuit d’été. Je ne suis pas sous l’effet d’un traitement Cesoir, je sens plutôt ma vie transportée Au-delà de là où je me trouve, v Vers une extrémité toute personnelle, Tandis qu’à mon poignet, mon pouls impatient Égrène le sang de quelqu’un d’autre. Les arbres, animés par la brume, révèlent une forme De vision sans intelligence ; L’intellect de l’eau, elle, enseigne Une vérité riche et tangible. Je ne nourris rien, sinon les étoiles Et les minéraux, tandis que je me disperse, Tel un flot vibrant qui s’éparpille, Léger comme la cendre face au vent. St Kilda's Parliament (éditions Faber, 1981) Source du texte anglais : The Poetry Society, sur fb. Traduction française de Lionel-Édouard Martin, avec quelques arrangements de Luc Fayard Douglas Dunn (1942-2026), poète, universitaire et critique écossais; professeur d'anglais et directeur de l'Institut d'études écossaises de St Andrews à l'université de St Andrews. (wikipedia)
Douglas Dunn : Loch Music / Musique du Loch (1981)
art-modernePierre-Auguste Renoir : Jeunes filles au bord de la mer (1894)

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