Poésie/première publie mon poème « sortilège »

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fusion couleurs et lignes blanc noir vert la verticale contre l'oblique le léger et l‘immuable la vie et l'objet le présent et le passé la mésange furtive qui se cache au nid de la poutrelle d’acier le hamac laineux suspendu comme un rêve à la bise des jours bénis indices de souvenirs comme du cinéma partout dans les yeux la table et les chaises qui attendent patiemment d'autres scènes de joie la cible accrochée au mur qui a reçu tant de flèches aux trajectoires surprise à terre les carreaux crème trait d’union entre les pas sur la longue terrasse tout autour toujours les chênes blancs et verts et les pierres rocher et ce calme majestueux mer de sagesse bourgeonnante ou rafraîchir son âme Texte de Luc Fayard inspiré par la vue de sa fenêtre du sud

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Anonyme (-1650) — Femme avec le papyrus Fresco d'Akrotiri (Théra, Santorini) (-1650)art-ancien-classique

Anonyme (-1650) : Femme avec le papyrus Fresco d’Akrotiri (Théra, Santorini) (-1650)

Frères humains, qui après nous vivez, N’ayez les cueurs contre nous endurciz, Car, si pitié de nous pouvres avez, Dieu en aura plustost de vous merciz. Vous nous voyez cy attachez cinq, six : Quant de la chair, que trop avons nourrie, Elle est pieça devorée et pourrie, Et nous, les os, devenons cendre et pouldre. De nostre mal personne ne s’en rie, Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre ! Se vous clamons, frères, pas n’en devez Avoir desdaing, quoyque fusmes occis Par justice. Toutesfois, vous sçavez Que tous les hommes n’ont pas bon sens assis ; Intercedez doncques, de cueur rassis, Envers le Filz de la Vierge Marie, Que sa grace ne soit pour nous tarie, Nous preservant de l’infernale fouldre. Nous sommes mors, ame ne nous harie ; Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre ! La pluye nous a debuez et lavez, Et le soleil dessechez et noirciz ; Pies, corbeaulx, nous ont les yeux cavez, Et arrachez la barbe et les sourcilz. Jamais, nul temps, nous ne sommes rassis ; Puis çà, puis là, comme le vent varie, A son plaisir sans cesser nous charie, Plus becquetez d’oyseaulx que dez à couldre. Ne soyez donc de nostre confrairie, Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre ! Prince Jesus, qui sur tous seigneurie, Garde qu’Enfer n’ayt de nous la maistrie : A luy n’ayons que faire ne que souldre. Hommes, icy n’usez de mocquerie Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre ! Œuvres complètes de François Villon, A. Lemerre éd., 1876 source du texte : Wikisource

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François Villon : Ballade des pendus (1463)

Do you remember an inn, Miranda? Do you remember an inn? And the tedding and the spreading Of the straw for a bedding, And the fleas that tease in the High Pyrenees, And the wine that tasted of tar? And the cheers and the jeers of the young muleteers (Under the dark of the vine veranda)? Do you remember an inn, Miranda? Do you remember an inn? And the cheers and the jeers of the young muleteeers Who had n't got a penny, And who were n't paying any, And the hammer at the doors and the din? And the hip! hop! hap! Of the clap Of the hands to the twirl and the swirl Of the girl gone chancing, Glancing, Dancing, Backing and advancing, Snapping of a clapper to the spin Out and in— And the ting, tong, tang, of the guitar! Do you remember an inn, Miranda? Do you remember an Inn? Never more; Miranda, Never more. Only the high peaks hoar And Aragon a torrent at the door. No sound In the walls of the halls where falls The tread Of the feet of the dead to the ground. No sound; But the boom Of the far waterfall like doom. Te souviens-tu d'une auberge, Miranda ? Te souviens-tu d'une auberge ? Et de la paille qu'on retournait et qu'on étalait Pour en faire une couche, Et des puces qui tourmentient les Hautes-Pyrénées, Et du vin qui avait un goût de goudron ? Et des cris et des quolibets des jeunes muletiers (Sous l'ombre de la treille) ? Te souviens-tu d'une auberge, Miranda ? Te souviens-tu d'une auberge ? Et des cris et des quolibets des jeunes muletiers Qui n'avaient pas un sou, Et qui ne payaient rien, Et des coups frappés aux portes et du vacarme ? Et du hip ! hop ! hap ! Des mains qui claquaient au rythme des tours et des détours De la fille partie pour danser, Le regard vif, Virevoltant, Avançant et reculant, Faisant claquer ses castagnettes Dans le tourbillon — Et du ting, tong, tang de la guitare ! Te souviens-tu d'une auberge, Miranda ? Te souviens-tu d'une auberge ? Jamais plus, Miranda, Jamais plus. Rien que les hauts sommets blanchis Et l'Aragon, torrent impétueux devant la porte. Aucun bruit Entre les murs des salles Où résonne Le pas des morts sur le sol. Aucun bruit ; Sinon le grondement De la cascade lointaine, tel un glas funèbre. source du texte : Wikisource

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Hilaire Belloc : Tarantella (1929)

Eugène Boudin — Beaulieu, la baie de Fourmis (1892)art-moderne

Eugène Boudin : Beaulieu, la baie de Fourmis (1892)

Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l’or massif : Ses mâts touchaient l’azur, sur des mers inconnues ; La Cyprine d’amour, cheveux épars, chairs nues, S’étalait à sa proue, au soleil excessif. Mais il vint une nuit frapper le grand écueil Dans l’Océan trompeur où chantait la Sirène, Et le naufrage horrible inclina sa carène Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil. Ce fut un Vaisseau d’or, dont les flancs diaphanes Révélaient des trésors que les marins profanes, Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputé. Que reste-t-il de lui dans la tempête brève ? Qu’est devenu mon cœur, navire déserté ? Hélas ! Il a sombré dans l’abîme du Rêve !… Émile Nelligan et son œuvre, 1903 source du texte : Wikisource

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Émile Nelligan : Le Vaisseau d’Or (1903)

Édouard Manet — Canotage (1874)art-moderne

Édouard Manet : Canotage (1874)

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