Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 410 artistes • 754 auteurs
publiés dans Amavero

  • Marc-Alain Ouaknin : La Genèse de la Genèse – Trop beau pour être vraiment beau

    La Genèse de la Genèse, de Marc-Alain Ouaknin (couverture)

    Le bouquin date de 2022, vous voyez comme je suis réactif. Mais il est éternel bien sûr, c’est une somme, une nouvelle Bible, un monument… Les superlatifs pleuvent sur cet ouvrage d’érudit. L’auteur est un personnage étonnant, fanatique du décryptage du moindre caractère hébraïque qui contient selon lui toute la vérité du monde, ce qui ne l’empêche pas d’être drôle et iconoclaste.

    Donc l’auteur a retraduit lui-même la Genèse et, avec son éditrice Diane de Selliers, ils ont illustré chaque passage d’un tableau abstrait, en général très connu.

    On reste évidemment confondu de tant d’érudition religieuse, littéraire et artistique.

    Mais comme l’auteur le dit lui-même en citant Marcel Duchamp, il faut voir la vie en « ose », alors j’ose.

    Je ne parlerai pas de sa traduction de la Genèse , je n’ai aucun avis là-dessus. Tout au plus ça m’amuse qu’on puisse passer autant de temps à décoder des contes de fées mais je respecte ce travail monumental.

    Je ne parlerai que des illustrations et, là, je suis très déçu par le choix des 117 oeuvres qui sont magnifiques bien entendu, irréprochables, de grande renommée…
    Mais enfin c’est très scolaire tout çà, très premier degré. On dirait le devoir d’un élève de Terminale, aidé par ses parents fiévreusement plongés dans les catalogues d’art (ou de l’IA?). On aurait aimé un peu plus de risque dans le choix de ces illustrations, qu’elles soient plus décalées, plus allusives. Non, ici, on y va au grand canon de la ressemblance, au marteau-pilon de l’analogie. En gros le texte parle de circularité? Hop, je te propose un tableau avec un cercle (devinez qui c’est? Fabienne Verdier évidemment, qui tourne en rond depuis des années, la pauvre).

    Et ça commence dès le premier verset de la création : boum, un cercle noir ! (Malevitch). La Tour de Babel ? Si, si, c’est une tour (Vasarely). La sortie de l’arche ? Les mignons petits bouts de couleurs éparpillés de Hantaï (que l’artiste a appelé « Blanc » évidemment, comme c’est drôle). Mais pour la pomme, je vous rassure, ce n’est pas Magritte. Et d’ailleurs, d’après l’auteur, il n’y a pas de pomme. On tombe quand même sur de belles trouvailles, ne boudons pas notre plaisir, comme le cercle (encore un, il y en a beaucoup!) de Giacoma N-Bella pour « Et vous fructifiez-vous… ».. Mais celui-là, au moins, il est traversé de désirs.

    D’ailleurs, entendons-nous bien, j’aime toutes les œuvres, elles sont belles, de qualité mais quel dommage quand même que tant d’intelligence pétillante n’ai pu être mise davantage en valeur par une finesse artistique du même acabit, la fusion aurait pu donné un livre merveilleux.

    Celui-ci, sur le plan artistique, est juste éminemment (pour ne pas dire pompeusement) respectable.


  • tu es

    tu es la tortue
    qui porte sur le dos
    une caverne noire
    d’angoisses et de préjugés

    le panneau rond
    au carrefour des chemins
    qui dit stop
    au lieu de dire go

    l’herbe molle
    courbée par la bise
    sans la moindre idée
    qu’elle va mourir

    la limace collée
    à la poussière
    par la glue de l’inaction
    qui voudrait s’envoler

    la statue de bronze
    immortelle
    et admirée
    qui voudrait se gratter le nez

    le poisson bleu
    nageur béat
    au milieu des requins
    sans connaître le ciel

    le vent invisible
    et prégnant
    qui se perçoit
    quand il fait mal

    tu es l’imparfait
    de l’impuissance
    l’inanité
    du désir inassouvi

    tu es l’humanité

    Texte de Luc Fayard


  • Amavero invente le mouvement perpétuel entre l’art et la poésie !

    Restons modestes !
    😌 🙏 🙇 🕯️

    Mais, c’est vrai, nous sommes très fiers des nouveaux voyages que nous vous proposons entre le mot, le texte et l’œuvre d’art. Des voyages sans fin, remplis de surprises et de découvertes…

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    • 🎯 le Mot (environ 3 000 signifiants uniques dans les poèmes),
    • 🎯 le Mot-clé (environ 2 000 distincts dans les images),
    • 🎯 l’Art (1 500 œuvres)
    • 🎯 et la Poésie (500 poèmes)…

    Vous partez de n’importe lequel de ces ports pour vous embarquer vers n’importe lequel des autres puis vous repartez et la traversée peut durer éternellement…

    Avec les mots, vous aviez déjà les outils suivants 👉

    Puis récemment nous avons proposé un nouvel outil 👉

    Aujourd’hui, la boucle est bouclée, de la poésie à l’art et inversement, sans page nouvelle, uniquement avec un enrichissement des pages existantes :

    👉 quand vous lisez un poème seul (non illustré à l’origine), voici maintenant un petit bloc qui s’affiche en-dessous et vous propose une œuvre d’art en résonance : allez tester sur un poème au hasard pour voir le résultat…

    👉 quand vous affichez une œuvre d’art (sans texte à l’origine), voici maintenant une petite ligne en-dessous qui vous propose un titre de poème en résonance que vous pouvez allez visiter si vous voulez : allez tester sur une œuvre d’art au hasard et vous serez conquis(e).

    Et ainsi de suite… Les étapes changent à chaque traversée; nous vous proposons jusqu’à trois images par poème qui vous permettent de faire varier votre parcours.

    Bon voyage sur la mer de l’art et de la poésie avec les nouveaux bateaux Amavero !

    ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵ ⛵

    PS: faites-nous part de vos commentaires et suggestions 📬 Contact

    Annexe technique : nos « inventions » ne résultent ni d’une prouesse ni d’un miracle, elles sont la conclusion d’un travail d’archiviste et de curateur poursuivi dans l’ombre depuis des mois pour associer chaque image d’art à 10 mots-clés les plus représentatifs de l’œuvre, 5 contextuels et 5 dans le registre du sensible et de l’émotion. Quant aux poèmes, il a fallu en extraire les mots les plus signifiants en imposant une fusion de mots selon des proximités sémantiques et le bon sens. Ensuite, les algorithmes ont fait le reste, dirigés par nous d’une main de fer ! L’IA nous a bien aidés dans ce travail mais on peut dire qu’on l’a formé en profondeur à l’analyse d’œuvres d’art et de poèmes. Au début, sur une nature morte, elle prenait une tablette de mur de cuisine avec des bouteilles pour l’horizon sur la mer avec des bateaux ! Il a fallu des centaines d’échanges pour en faire un bon analyste d’art sur les critères de base. Pour le texte, nous sommes passés par des étapes invraisemblables comme de lui expliquer comment on fait un tri sérieux sur des noms de famille, ce que l’IA ne sait pas faire en standard ! C’est ainsi que vous trouvez des sites soi-disant culturels qui affichent leurs listes d’auteurs ou d’artistes soigneusement triées… sur le prénom (comme le fait WordPress.com, notre hébergeur) ! Rassurez-vous, pas dans Amavero !… Voir les Index des Auteur(e)s et des Artistes.


  • Le mot, clé pour trouver un poème… en lien avec une œuvre d’art

    (Image IA)

    Pour trouver les poèmes uniquement (et pas les autres contenus d’Amavero) qui emploient un ou deux mots, utilisez la fonction de recherche ci-dessous

    Autres recherches possibles sur les mots :

    Mise à jour (mars 2026) :
    1/vous pouvez entrer deux mots pour affiner votre recherche et trouver les poèmes qui vous correspondent le mieux.
    2/ci-dessus, vous avez la liste des autres recherches possibles avec les mots de la poésie et leur liaison avec les œuvres d’art.
    3/si le duo de mots de poèmes a une duo équivalent dans les mots-clés des œuvres d’art vous voyez un lien pour afficher la galerie créée pour l’occasion
    Première publication : septembre 2025

    Premier mot (obligatoire)
    ET
    Deuxième mot (facultatif)

  • Zadok Ben-David – People I Saw but Never Met (2025)

    Zadok Ben-David – People I Saw but Never Met (2025) – installation au Forum culturel de Vila Nova de Cerveira (Portugal) de 9 000 personnages en acier inox peint et en aluminium, d’après des photos de l’auteur prises dans ses voyages.

Dernières publications d’art et de poésie

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par Les Larmes de crocodile, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - Les Larmes de crocodile (1948)
    René Magritte – Les Larmes de crocodile (1948)

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

    Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

    Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

    Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

  • Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

    Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

  • Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

    Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025